les couleurs héraldiques

L’émaillage est une technique délicate qui oeuvre particulièrement sur les métaux. Il s’applique généralement sur les petites surfaces. Il supporte mal les chocs et l’écu a pour fonction, justement, de protéger le combattant contre la violence des coups.
L’émailleur est donc amené à limiter le nombre de couleurs qu’il ne modèle pas mais emploie en teintes plates et franches. Il prendra bien soin d’isoler chacune d’elle par un filet de métal bien visible. C’est ce que l’on appelle « la Technique du Champleve »

L’héraldique va donc se servir d’un nombre très réduit d' »Emaux » :
– le « bleu » qu’il va appeler « azur »
– le « rouge » . . . . . . . . »gueules »
– le « vert » . . . . . . . « sinople »
– le « noir » . . . . . . . . »sable »
– l' »orange » . . . . . . . . »carnation »
– le « pourpre » est peu employé
L’héraldique va aussi se servir de deux « métaux » et choisira :
– le « jaune » qu’il va appeler « or »
– le « blanc » . . . . . . . . . »argent »
L’héraldique a choisi enfin deux « fourrures » :
– le « vair »
– l' »hermine »

Le « vair » est la représentation stylisée d’une fourrure que l’on portait au Moyen Age et qui était faite de dos et ventre d’écureuil alternés. Il est toujours « azur » et « argent » et s’assemble indifféremment avec « métal » et « émaille ». Le « vair » est un écureuil, petit-gris de Russie, à dos bleuâtre et ventre blanc.
Le « vaire » est de même dessin que le « vair », mais avec d’autres « émaux », on énonce alors les couleurs – par exemple « vairé de Gueules et d’Or »
Le « contre-vair », une rangée ou « tire », est renversée.

L' »hermine » est constituée par un fond « argent » avec « mouchetures de sable ». Elle suit la règle avec les « métaux ».
L' »hermine » ou « mus ponticus » ou « rat du pont » est une sorte de belette dont la robe d’hiver est d’un blanc éclatant, avec le bout de la queue noir.
La « contre-hermine » est un champ de « sable à mouchetures argent »

La règle fondamentale en héraldique est de ne pas mettre « métal sur métal » ni « émaille sur émaille »
Il y a quelques exceptions à cette règle ; les armes du Royaume de Jérusalem, portent une « croix potencée » « Or sur Argent ». Sans doute est-ce parce que la règle n’existait pas lors de la 1ère croisade. On nomme ces exceptions « armes à enquerre »

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