Histoire de Bouchain

L’EPOQUE ROMAINE … Xème SIECLE
Bouchain a un passé militaire riche
Divisé en haute et basse ville autrefois fortifiées, étant destiné comme Condé, Valenciennes, Cambrai et Douai à arrêter ou tout au moins à retarder la marche envahissante de l’ennemi, Bouchain a été pendant des siècles un lieu de combat et de sièges.

Un ancien camp romain

L’Ostrevant, chef-lieu de canton: Bouchain, cette région fut conquise par JULES CESAR , 49 ou 50 avant JC, Bavay en fut la Capitale jusqu’à Théodose en 388, et Bouchain fut alors un Castrum des romains établit à proximité du camp de César dont la hauteur sur le territoire d’Estrun, sera considérée longtemps comme un point stratégique important.
Les romains furent chassés de cette contrée nervienne en 430 par CLODION, roi d’Austrasie et le pays prit le nom de HANNONIA (Hainaut, Haynaut, en flamand Henegauv) de la rivière d’HAINE qui le traverse.
La province de Hainaut était divisée en comtés, dont faisait partie celui de l’Ostrevant, que les Ostergots occupèrent depuis 463 pendant longtemps.
L’Ostrevant qui forma vers 1050 la Châtellenie de Bouchain, fit partie du royaume de France et fut posséder ensuite par les comtes de Flandre et de Hainaut; ceux-ci le tenaient en hommage de nos rois jusqu’en 1245, date à laquelle la Comtesse Marguerite qui possédait ces 2 provinces fut obligée d’en disposer en faveur de ses enfants.

LE DOYENNE D’OSTREVANT
En 1102 : L’Empereur d’Allemagne Henri IV prend et brûle Bouchain.
Au mois d’octobre de l’année 1102, l’Empereur d’Allemagne Henri IV, ayant eu à se plaindre de quelques membres de la famille des seigneurs valenciennois parmi lesquels Robert, Comte de Flandres, survint avec ses armées qui saccagèrent l’Ostrevant, prirent Bouchain d’assaut, pillèrent la ville et la brûlèrent.
Les défenseurs furent massacrés, les murailles rasées.
1103: Charles de Godefroy, fils d’Anselme, donna à l’Abbaye d’Anchin le droit de pêche dans les eaux de Bouchain.
1114 : La loi ou paix de Valenciennes a été octroyée en 1114 par Baudouin, Comte de Flandres et de Hainaut.
 » Quand un forain ( étranger ) avait maltraité un bourgeois de Valenciennes, celui-ci faisait plainte au magistrat et requérait que justice lui soit rendue .
Une fois que la bourgeoisie du client était bien constatée et qu’il avait affirmé sa plainte sous serment, on adressait à l’agresseur une sommation solennelle de comparaitre sous huitaine.
Si le fait était constant et reconnu, le coupable était condamné, en principal, à une amende pécuniaire, et en accessoire, à « L’ABATTIS DE SA MAISON *  » s’il en avait une dans les limites de chef-lieu.
*droit consistant à abattre la maison du coupable.
1130: Dans une excursion des Bretons, Bouchain fut encore presque détruite par les flammes.